Si tous les barrages hydroélectriques proposés étaient construits, plus de 260 000 km de rivières, dont les cours principaux de l’Amazone, du Congo, de l’Irrawaddy et de la Salouen, perdraient leur statut d’écoulement libre. L’hydroélectricité estimée produite par les barrages proposés sur des rivières à écoulement libre représente moins de 2 % de l’électricité renouvelable mondiale projetée nécessaire d’ici 2050 pour maintenir le réchauffement sous 1,5 °C.

Les auteurs proposent une hiérarchie de réponses : éviter la fragmentation des rivières en explorant d’autres options de développement, minimiser les impacts par une planification stratégique ou à l’échelle du système, restaurer les rivières par le retrait de barrages et atténuer les impacts restants au moyen de compensations de biodiversité.